
Si votre conseiller en référencement ne fait pas que de la création de liens, après avoir longuement discuté de vos objectifs de référencement, effectué un audit de site, et convenu du lexique de suivi des positions mesurant l’évolution du site sur son « positionnement dans Google« , ses premières mesures ressembleront à une décevante et répétitive série de « modifiez ainsi le titre de telle page », « renommez ainsi l’URL », « telle expression doit figurer en en tête », etc…
Ces optimisations sont classiques, mais n’y a t il pas un paradoxe à vouloir se démarquer des autres avec les mêmes méthodes que tout le monde ?
La triplette du bourrin est une arme atomique pour le SEO, il vaut mieux éviter les pertes collatérales de sa déflagration.
Si l’on ne s’intéresse qu’à l’aspect « optimisation de pages web » du référencement, il est communément admis et régulièrement démontré – ce qui ne fait pas une vérité pérenne sur Google – qu’au delà d’une présence idéalement répétée des expressions sur lesquelles on veut positionner un site, l’association entre leur présence dans le titre, le premier niveau d’organisation hiérarchique des pages (la balise <H1>), et dans l’URL, ce que notre éminent collègue Laurent BOURELLY – à qui j’ai odieusement pompé toutes mes idées pour cet article – appelle poétiquement dans son blog la « triplette du bourrin » est une des techniques d’optimisation SEO les plus efficaces qui soient.
Il existe néanmoins plusieurs excellentes raisons pour ne pas en abuser, dont je citerais les principales:
- Tout d’abord la plus inquiétante, même si elle est rare, c’est le risque de pénalité pour suroptimisation: les splogs (blogs artificiels autogénérés) abusent par programmation de ce type de méthodes répétitives. La détection de l’abus de ce type de pratique génère alors un « flag », un élément supplémentaire pour le moteur de soupçonner que le site a la volonté de le tromper. Si jamais l’accumulation de flags sur ce point et sur d’autres lui « donnent la conviction » que le site est fait pour le blouser, la claque qu’il vous renvoie au travers de votre chute dans les classements est d’autant plus massive que l’utilisation de ces méthodes est efficace, et il est difficile de revenir en arrière et de progresser à nouveau.
- Ensuite, il existe une raison plus subtile de ne pas se concentrer forcément sur cette triplette ou d’autres méthodes de répétition et d’ornements, qui repose dans la nature même de l’algorithme de recherche des moteurs les plus avancés (j’entends par là Google si vous préférez). C’est le fait qu’en plus de sélectionner des résultats choisis, comme dans les moteurs plus simples, par de la pure correspondance textuelle, il existe des critères liés à l’occurrence simultanée dans les textes indexés de termes considérés comme liés à une thématique donnée (Latent Semantic Indexing en anglais). La variété et la coïncidence thématique des termes sur une page aura donc tendance à renforcer la bonne « compréhension » que le moteur a de son sujet, et donnera plus de pertinence à la page pour son positionnement dans les SERP sur plusieurs des requêtes contenant les expressions textuelles présentes ou même simplement associées sémantiquement, tout en évitant, même si cela s’avère parfois nécessaire, d’avoir à les marteler à coup de répétition.
- Pour finir il existe une dernière raison essentielle de nature plus stratégique poussant à se retenir d’utiliser ces armes lourdes systématiquement, c’est la nécessité de toujours conserver des cartes dans sa manche face à google: la plupart du temps, l’apparition régulière de quelques liens entrants contextuels et de qualité, associée à des modifications légères mais bien choisies pour renforcer la thématique, suffit à progresser jusqu’à obtenir des positions satisfaisantes et stables. Outre que ces classements peuvent évoluer à la baisse si Google commence à vous considérer comme obsolète face aux nouvelles pages qui tentent de se placer dans les SERP, certaines expressions concurrentielles nécessitent l’apparition, à rythme contrôlé pour que Google trouve ça naturel, d’optimisation SEO toujours plus violente que Google ne laisserait pas passer sans historique sur la page, et le fait d’utiliser dés le début toutes vos cartouches les plus efficaces vous laisserait sans ressource à ces moments là.
Pour résumer en bref et rappeler une litanie bien connue, je dirais:
Ne vous préoccupez pas de la triplette du bourrin, faites du contenu intéressant, soyez originaux, publiez des articles ou vidéos qui amèneront les gens à faire des liens vers vous naturellement. Vous améliorerez ainsi votre ranking. Faites vos sites pour les utilisateurs.
:D
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Pour la dernière citation, Matt Cutts aurait pas dit mieux.
En ce qui concerne la dernière citation, ne vous préoccupez pas de la dernière citation, faites du contenu intéressant, soyez originaux, publiez des articles ou vidéos qui amèneront les gens à faire des liens vers vous naturellement. Vous améliorerez ainsi votre ranking. Faites vos sites pour les utilisateurs.
;)
C’était une façon pour moi de dire que Matt Cutts a toujours répété que le contenu devait être destiné aux utilisateurs (je le rejoins sur ce point pour l’aspect marketing). L’optimisation SEO consiste quand même à pousser le système dans la direction qui produit du trafic ;-)
« Ces optimisations sont classiques, mais n’y a t il pas un paradoxe à vouloir se démarquer des autres avec les mêmes méthodes que tout le monde ? »
Je pense que pour ce démarquer il faut effectivement utiliser les mêmes méthodes que tout le monde, mais travailler un maximum le détail. Par exemple la densité d’un mot clef dans une page, qu’il ne soit ni trop présent, ni trop peu etc.
La clef du succès reste malgré tout ce que tu cites à la fin : un contenu intéressant pour l’internaute.
Par manque de temps souvent, je n’applique pas mes principes, et j’y vais dans l’optimisation SEO plutôt rapide, mais ça vaut le coup je trouve de tenter des optimisations plus exotiques et subtiles soutenues par la création de lien, ça enrichit la traine et si ça fonctionne, ça permet comme je le dis plus haut de se garder les optimisations éprouvées pour « usage ultérieur ». Ça évite de devoir retartiner des tonnes de textes supplémentaires ou les expressions répétées commencent à se voir et qui paraissent de plus en plus artificielles à la longue.
Merci pour la reco :-)
En fait, toute la subtilité consiste à optimiser avec une maîtrise parfaite de la pondération pour chaque élément. Ainsi, on sait où fourguer les mots clés pour avoir un impact, sans avoir trop l’air de sentir à plein nez le référenceur.
Puis, c’est toujours préférable d’en garder sous la pédale comme tu le suggères.
C’est vrai que c’est une technique puissante, mais comme indiqué dans cet article il faut l’utiliser par touches sur des pages optimisées sans quoi cela devient désastreux.
Si j’ai bien compris, l’optimisation est à faire systématiquement lors de la création d’une nouvelle page. Mais la difficulté est d’en garder sous le pied comme le suggère la 3eme partie de l’article. Pour un non initié difficile de savoir ou est la frontière entre sous-optimisation, optimisation et sur-optimisation.
Pas toujours facile de se retenir de faire comme les autres…
Mais ça ouvre des perspectives, merci.
Title
Description
<strong>
<em>
ALT
TITLE
2.5 % à 5 % de densité de MC
1 fil d’Ariane
et vous avez fait le tour de votre optim’, votre référencement ce jouera alors en externe. Non ?
Que c’est réducteur ! ;-)
En suivant scrupuleusement cette approche basique, on doit déjà effectivement pouvoir toucher des positions utiles. Nous avons développé en interne un audit qui fait 200 points de contrôle (ne vous laissez pas impressionner par le volume, c’est fait pour être le plus exhaustif possible et parfois un peu trop d’ailleurs), donc je fais partie de ceux qui pensent le référencement naturel ne se limite pas à ces techniques. Par exemple, lutter contre le contenu dupliqué doit aussi faire partie de l’approche… Si vous avez la chance d’avoir une structure de site propre (wordpress ou magento, dans une moindre mesure), cela peut même suffire… Pour commencer la chasse aux backlinks !
je pense il ne faut pas non plus oublier la taille du contenu…même si le contenu est intéressant, mais qu’il est court, le Maitre va privilégier un contenu plus long (même si moins intéressant).
Enfin, ça ne change rien au fait que le contenu court risque d’avoir des liens naturels créé vers lui.
Au final c’est quand même un gros problème pour les e-commerce, car ce ne sont pas les pages de produits ou catégories qui vont avoir un contenu intéressant, cela peut seulement être le cas dans des parties spécifiques du site comme un blog.
Le contenu est vital (« content is king ») et la problématique que vous soulevez est parfaitement juste et même centrale en e-commerce. Nous avons même un client dans le pire des cas, à savoir contraint d’utiliser le rédactionnel du fournisseur (qui ne plaisante pas) sur ses produits… Bonjour le duplicate content… C’est d’ailleurs un des rares cas où on a vu clairement un impact négatif sur un client suite à Panda (version estivale).
Latent Semantic Indexing : J’aime bien l’idée et l’existence du concept fait sérieux. J’ai aussi l’intuition que Google favorise les contenus sémantiquement riches ( champ lexical, synonymie) mais auriez-vous des preuves concrètes ?
Dans l’absolu, il y a des brevets déposés par Google, ainsi que des annonces faites de son utilisation (ou d’une utilisation « adaptée à son algorithme »).
Dans le concret, on voit bien avec l’opérateur de recherche ~, sur une requète autour d’un mot clé comme « projet » qui présente des résultats incluant les termes « plan » et « programme », qu’au moins une forme de proximité sémantique est prise en compte par google.
Néanmoins, je n’ai jamais fait ni vu d’expérimentation prouvant l’utilisation spécifiquement du LSI dans l’algo (sauf dans les sélections de lieux d’affichages pour adwords/adsense), et j’ai lu je ne sais plus où que Google était surtout passé à des méthodes d’analyse sémantique plus modernes, mais aucune preuve non plus.
La clé, comme souvent est d’optimiser tout en restant mesuré. Maintenant, c’est vrai que lorsqu’on constate le poids du linking dans le SEO d’un site, on peut effectivement se dire qu’il vaut mieux créer du contenu intéressant et travailler son maillage.
Surtout depuis Panda, qui chasse de manière agressive les sites suroptimisés (densité anormale, rédactionnel qui n’est qu’une série de mots clés, etc.
Ça fait un peu flipper ces splogs. Terme que je ne connaissais pas d’ailleurs il faut l’avouer. Heureusement que ça reste rare. Il est pas toujours évident de trouver le juste milieu entre un référencement correct et un sur référencement.
@Gibson : les splogs ne sont absolument pas rare, bien au contraire ils pullulent sur la toile et il y en a un sacré paquet !
Sur ce point je prendrais un air dégagé et innocent… [ne fait pas de bruit et s'en va doucement]
Bonjour,
Moi j’aime bien la triplette bourrin à partir du moment où elle ne nuit pas à l’offre commerciale proposée dans la page concernée du site.
Bon après, cela dépend de la concurrence directe et indirecte sur les expressions-clés sélectionnées. Puis ce qui va fonctionner pour un site ne va pas fonctionner pour un autre.
Par contre, j’aime l’idée d’en garder sous la pédale pour éviter de sur-optimiser un site jeune, proposer quelque chose de bon à manger à Google à chacun de ses passages
et pour entrevoir la bonne direction à prendre afin d’obtenir le meilleur positionnement.
amicalement
@lionel :
C’est un discours qu’on entend de plus en plus chez les (bons) référenceurs : y aller progressivement pour monter en puissance. Je partage ce point de vue.
Je suis tout à fait d accord avec votre article, en effet une sur optimisation peut amener à une pénalité, et plusieurs pénalités vous feront perdre tout les efforts que vous avez déjà faits pour faire monter le ranking de votre site.
Donc comme vous l’avez dit il vaut mieux partir doucement avec un bon contenu et monter petit à petit. C’est la meilleure solution à mon avis…
Selon le dernière mise a jour de l’algorithme de google, l’optimisation des balises méta ne vaut pas plus de 3% de l’autorité d’une page web. L’essentiel est de trouver les backlink depuis d’autres pages de même thématique!
Ca sent le commentaire fait juste pour poser un BL: l’article ci dessus ne parle absolument pas de travail des meta.
-> Commentaire en nofollow.
Par contre, je me permet de rebondir sur la remarque, car l’arrivée de penguin rend d’autant plus pertinent ce que je dis plus haut, à savoir que même si le onpage ne représente que 3% des critères d’autorité (chiffre que je n’ai jamais entendu évoquer, mais bon, mettons), l’essentiel des pénalités vient du onpage, et désormais la suroptimisation est sans doute un plus mauvais signal envoyé à google que jamais.